lundi 15 octobre 2007

Quelques expos à découvrir


L'héraldique suscite toujours un intérêt ici ou là, le plus souvent près d'un dépôt d'archives.
Voici donc quelques recommandations pour les semaines à venir.

"En quête d'identité. L'art du blason dans le patrimoine icaunais" est à découvrir jusqu'au 4 janvier 2008 aux Archives départementales de l'Yonne à Auxerre. Un aperçu sur http://www.lyonne.com/page.php?lg=fr&rub=04&srub=02&ssrub=02

Parallèlement, l'exposition "Très riches heures de champagne", inaugurée cet été à la médiathèque de Troyes, sera remontée à la bibliothèque municipale de Châlons-en-Champagne à partir de décembre.
Toujours à ce propos, une expo virtuelle (de qualité) est proposée sur le lien suivant : http://www.interbibly.fr/trhc/index.html

lundi 8 octobre 2007

Qui peut porter des armoiries en 2007 ?

La question peut paraître saugrenue et pourtant elle est bien sérieuse. Qui peut porter des armoiries en 2007 ? Réponse : tout le monde.
Apparues dans le dernier tiers du XIIe siècle, les armoiries n'ont jamais été l'apanage d'un groupe familial ou d'un rang de la société, contrairement à une vieille idée reçue. Bien évidemment, ce sont principalement les chevaliers qui en ont fait l'usage les premiers - ils les représentaient sur leur bouclier pour se reconnaître plus facilement dans la mêlée. Très vite, les familles en adoptent et ces élements graphiques codés deviennent héréditaires. Une législation se met d'ailleurs en place dès le XIVe siècle qui pourrait être résumée ainsi : "Tout le monde a le droit de porter des armoiries à condition de ne pas usurper celles d'autrui". La règle en vigueur au XIVe est toujours la même aujourd'hui et les armoiries sont toujours enregistrées dans un bureau du ministère de la Justice, le ministre est aussi Garde des sceaux, et peuvent être portées par n'importe qui, pourvu qu'elles ne soient pas déjà attribuées à quelqu'un, personne physique ou morale.
Il n'y a vraiment eu qu'entre 1808 et 1815 que les armoiries furent réservées à la noblesse. Avant, après, chacun, nobles, commerçant, roturiers pouvaient en porter. Par exemple, de nombreuses armoiries de paysans ont été recensées au Moyen Age en Normandie.

Pour plus d'informations : bellanger.anthony@wanadoo.fr

mercredi 26 septembre 2007

Viollet-le -Duc dans le domaine public


Il y a parfois des bonnes nouvelles pour les chercheurs. L'Encyclopédie médiévale de Viollet-le-Duc, avec ses qualités et ses défauts, est désormais tombée dans le domaine public. Cela signifie entre autre qu'elle est téléchargeable in extenso sur Internet et gratuitement. Il faut juste citer sa source si l'on devait utiliser et publier ses oeuvres.
Le lien Internet est dans la rubrique "Copinage".

Trouvailles inopinées : dommage ?

Les ventes sur Internet posent la question de l'origine d'un objet ancien. Ne nous voilons pas la face, la plupart des monnaies ou des matériels archéologiques vendus proviennent de fouilles que l'administration qualifie de sauvage. En deux mots, ce sont les fameuses "poële à frire" ou détecteur de métaux qui sont dans le viseur. Bien évidemment, on ne risque pas grand chose à s'amuser le dimanche avec son appareil. En revanche, se faire prendre la main dans le sac avec des objets anciens, trouvés dans la terre peuvent conduire les contrevenants devant les tribunaux.
En théorie, trouver un objet archéologique doit rester un événement totalement exceptionnel pour le particulier. En effet, en dehors des archéologues, personne n'est officiellement et potentionellement découvreur d'objets archéologiques. Comme la loi de 1941 le stipule : "Nul ne peut effectuer sur un terrain lui appartenant ou appartenant à autrui des fouilles ou des sondages archéologiques à l'effet de recherches de monuments ou d'objets pouvant intéresser la préhistoire, l'histoire, l'art ou l'archéologie, sans en avoir au préalable obtenu l'autorisation." Ce texte est complété par un autre de 1989 qui vise tout particulièrement les possesseurs de détecteur de métaux qui arpentent les sites historiques : "Nul ne peut utiliser du matériel permettant la détection d'objets métalliques..."
Sans entrer dans des débats de juristes, il faut savoir qu'un objet sous terre n'y est jamais par hasard. Une matrice de sceau est certainement associée à son ancien possesseur, qui devait être inhumé tout près, voire en-dessous. Déterrer l'objet sans méthode et sans rigueur scientifique réduit à néant les possibilités pour le chercheur de comprendre ce qu'il a sous les pieds.

lundi 24 septembre 2007

On trouve des sceaux médiévaux sur Internet


On arrête pas le progrès! Nous savions déjà que le site international d'enchères E-bay refourguait pas mal d'antiquités, sachez désormais que le passionné qui souhaite acquérir une matrice de sceau d'un religieux du XVe siècle peut le faire (photo DR). En voici la preuve : http://cgi.ebay.fr/ws/eBayISAPI.dll?ViewItem&rd=1&item=170150735254&ssPageName=STRK:MEWA:IT&ih=007
On y lit "Très rare matrice de sceau ecclésiastique du XVe siècle en bronze. Cette pièce est cassée mais complète. Elle est d'époque et n'a subi aucune réparation. Elle est authentifiée comme étant le sceau de frère Roger, abbé de Notre Dame de La Prée vers 1470. SIGILIM F[RAT]RI ROGERII ABBATIS DE PRATAE. Dimensions, hauteur 68mm largeur 45mm".
Il faut juste débourser 525 euros.
 
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